Une lettre de refus bien agréable…

J’ai soumis 393 à plusieurs maisons d’édition, dont (ne doutant de rien) Gallimard Jeunesse. Voici leur réponse :

Madame,

Nous vous remercions vivement de nous avoir adressé votre manuscrit intitulé « 393, résidence Avalon », que nous avons étudié avec la plus grande attention.

Nous avons apprécié de découvrir le bel univers, riche et ambitieux, autour duquel se déploie votre roman. Empruntant à de nombreux pour proposer une nouvelle relecture imaginaire de la légende arthurienne, le texte compose un ensemble complexe aux multiples ramifications qui se montre souvent imaginatif et navigue avec aisance entre les différentes strates de sa créations. L’idée d’un monde menée par des muses où les êtres fictifs évoluent est séduisante, de même que ce monde arthurien parallèle où la légende se développe d’une manière totalement différente, changeant la face du monde.

Il nous a toutefois semblé que la richesse même de votre projet rendait l’appréhension de celui-ci plus difficile. L’entrée dans l’univers magique est rapide et quelque peu déconcertante ; la bonne compréhension de l’histoire suppose certaines connaissances préalables sur l’histoire d’Arthur et Merlin ; l’univers est complexe et touffu, et il n’est pas évident de s’y repérer, de percevoir tous les enjeux, de comprendre tous les personnages. Votre projet nous paraît, de ce fait, pas complètement destiné à la jeunesse : il se laisse trop difficilement saisir, en s’appuyant sur une intrigue foisonnante à laquelle il manque peut-être une direction plus affirmée.

Ces éléments d’appréciation restent, évidemment, tout à fait subjectifs mais nous ne pensons de ce fait malheureusement pas que votre projet, en dépit de ses qualités, trouverait la place qui lui convient parmi nos collections.

Nous sommes donc au regret de devoir vous adresser une réponse négative concernant sa publication.

En vous remerciant pour la confiance que vous accordez aux Éditions Gallimard Jeunesse et en vous souhaitant beaucoup de succès dans votre démarche, nous vous prions de croire, Madame, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

Le comité de lecture

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