Ce qui m’attend en 2015

En terme d’écriture, pas mal de choses :

– L’Ange et le Faucon (j’ai presque terminé le tome 1 mais j’ai du mal à redémarrer après le chapitre où j’ai laissé le jeune Ange Guérin dans une situation plus que délicate ;

– Les Hibraines : l’épisode 3 est bien avancé, mais il y a encore une vingtaine de pages à rédiger ;

– la suite de 393 Résidence Avalon, pour que je puisse vous l’offrir pour le Noël prochain ;

Et j’espère tout de même avoir terminé ma romance Au milieu des nuages avant le 31 décembre de cette année, mais c’est peut-être un vœu pieux.

Enfin, si je pouvais mettre ce blog plus souvent à jour, ce serait pas mal aussi.

Rainbow Warriors

Résumé : Mis à la retraite sur requête du Bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposer par l’ancien secrétaire général des Nations Unies de prendre la tête d’une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences. Son objectif : renverser le dictateur d’un État africain. Son effectif : 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation. Jusqu’ici tout va bien. Il y a toutefois un détail. Cette armée est presque exclusivement constituée de LGBT. Lesbian, Gay, Bi, Trans…

C’est avec plaisir immense que j’ai plongé dans ce roman d’Ayerdhal, auteur que j’appréciais déjà depuis Sexomorphoses, Mytale et avant cela Étoiles Mourantes coécrit avec Jean-Claude Dunyach.
Que ça fait du bien de lire un récit aussi optimiste ! Pour une fois qu’on ne vous annonce pas une invasion de zombies, mutants, vampires et autres réjouissances pour vous mettre en appétit. Les personnages sont en plus hauts en couleurs (sans doute l’effet arc-en-ciel). Mention spéciale, en ce qui me concerne, à Pilar dont les incroyables prouesses m’ont tenue en haleine (et qui m’a rappelé, par certains côtés, l’héroïne « rentre-dedans » de Mytale), mais aussi à Geoff Tyler que je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer avec les traits du Général O’Neill de la série Stargate (j’espère qu’Ayerdhal me pardonnera), mais aussi à Jean-No et à son humour contagieux.
Nous suivons donc les aventures de cette armée improbable (du moins au vu des critères des armées actuelles), créée de toutes pièces avec les fonds d’un certain nombre de stars du show bizz qui entendent bien installer un régime démocratique dans un pays imaginaire d’Afrique, le Mambési, où une dictature plus qu’oppressive martyrise la population et notamment les LGBT.
J’ai ri plus d’une fois, en plus, ce qui n’arrive pas souvent dans mes lectures actuelles, non seulement aux blagues du fameux Jean-No, mais aussi aux répliques ciselées des autres personnages et aux idées savoureusement mises en scène par l’auteur pour mener sa campagne de libération. On s’attache aux personnages, au-delà des clichés (parfois exploités par Ayerdhal) en regardant par-delà des apparences qu’on tente de nous agiter sous le nez et en voyant avant tout des êtres humains convaincus de mener une guerre juste (et faisant la démonstration qu’ils ont leur place dans notre société au même titre que n’importe qui et qu’on peut se battre pour une bonne cause en s’appelant Jean-Paul G) venir au secours du Mambési supplicié. Ses habitants ne sont pas en reste. Il y a dans leurs rangs des personnages auxquels on s’attache tout de suite.
En lisant une interview de Yal sur le blog de Lilian Peschet (http://ianian.org/) j’ai été sidérée d’apprendre comment l’auteur avait réussi à imaginer ce récit, je cite : « Pas de plan, pas de scénar, pas de fiches. Je sais ce que je veux dire, d’où je pars et où je vais, avec pour tout bagage quelques personnages piochés dans le foutoir qui me tient lieu de cervelle. » Voilà qui accroit mon admiration, car l’attaque du Mambési est menée avec une maestria remarquable, on rebondit d’un point de vue à un autre en retenant son souffle, on croise les doigts pour que les gentils gagnent, on grommelle après les États « bien-pensants » qui tentent de mettre fin à l’opération. On se dit qu’à un moment, malgré toute la bonne volonté mise en œuvre par les 10 000 « rainbow warriors », ça va forcément foirer (mais je ne vous en dirai pas plus à ce propos).
Pour conclure, si vous voulez lire un récit optimiste, qui vous donne envie de croire de nouveau à l’humanité, jetez-vous sur Rainbow Warriors.

 

Je rentre chez moi

Voilà, c’est officiel depuis presque deux semaines maintenant, j’ai enfin obtenu ma mutation dans l’académie d’Orléans-Tours. Hier et aujourd’hui, j’ai fait les formalités pour vendre mon appartement. Où vais-je atterrir au final ? Mystère. Cela fait partie des joies de travailler pour l’EN, je vais encore mariner jusqu’à la mi-juin pour savoir.

J’ai une autre bonne nouvelle : j’ai terminé 393 pendant les vacances. Il m’a fallu reprendre une bonne partie de la fin, j’ai laissé reposer, je vais me relire et je le fais relire aussi par un œil extérieur et expert. Ensuite, j’hésite : le soumettre aux éditeurs ou le publier chez Voy’el pour profiter des merveilleuses illustrations d’une des illustratrices que je fais déjà travailler ? Affaire à suivre.

Petite anecdote : un mystère résolu.

Hier, j’ai enfin retrouvé d’où venait le titre « yphirendi » porté par Hope dans la Trilogie Atlante. Je savais qu’il y avait un rapport avec l’épisode de la saison 5 de Star Trek TNG, « The Perfect Mate » où le capitaine Picard tombe amoureux d’une femme parfaite destinée à un autre homme. Je pensais que le mot venait de la femme en question, que ça pouvait avoir un rapport avec le titre qu’elle porte. Mais point de titre pour la dame. Plutôt perplexe, je réfléchissais depuis une semaine sur cette origine mystérieuse, quand hier soir, en regardant un épisode, j’ai eu la révélation : le son de départ, je le savais, c’était « éférengui ». Et hier, je me suis rendu compte que ça venait en fait des Ferengis, une race d’abominables gnomes n’ayant en tête que le profit… Rien à voir avec le personnage de Hope, me direz-vous. N’empêche, c’est de leur faute. Quant à Khilsati… je cherche encore un responsable… 😉

Saving Charly

Enfin ! le déblocage s’est produit (ce matin, dans ma salle de bain) et j’ai pu reprendre la rédaction de la suite de la nouvelle l’Astrogate, parue dans le recueil « La Vague. » Comme c’est la pierre d’achoppement du recueil que je prépare (voir billet précédent), je ne pouvais pas travailler sur les autres textes sans m’attaquer d’abord à cette suite.

Des nouvelles très bientôt… peut-être même des préventes. 🙂

Nouveau recueil

Bonne nouvelle pour ceux qui l’attendaient depuis un moment : je suis en train d’écrire la suite de l’Astrogate. Cette nouvelle, intitulée « Saving Charly » fera partie d’un recueil d’une dizaine de textes. Par contre, je ne peux pas vous dire quand je l’aurai fini, j’espère rapidement, pour vous le proposer au moins avant la fin de l’année.

Pour l’instant, trois nouvelles ont été écrites : « Dryades, » « 121 minutes » (Fantastique) et « Qumran » (SF), déjà parue chez Eons. La quatrième sera donc « Saving Charly » et il devrait y avoir encore une autre nouvelle de SF : « Après la fin du monde. » Enfin, le recueil devrait comporter une ou deux uchronies (« Si je t’oublie, ô Utopie » et une autre dont le titre n’est pas fixé, qui aura pour personnage principal Gutenberg) et une ou deux nouvelles de Fantasy.

D’autres news prochainement, sur ce recueil.

Phénomène intéressant

Je bloque depuis des semaines sur 393.

Outre le fait que je manque de temps, ça fait trois fois que je réécris une scène et que ça ne marche pas. Mais je pense avoir compris pourquoi : je veux changer la nature d’un personnage et ça bloque tout. Pourquoi ce changement ? A cause d’une remarque d’une beta-lectrice, un peu ennuyée que je fasse des prêtres-rêveurs aborigènes de mon histoire des méchants. J’ai voulu prendre sa remarque en compte. Mais pas moyen d’en faire des gentils. Attention, toutefois, ce ne sont des méchants que dans le sens où ils défendent leur point de vue, leur intégrité par rapport à l’empire des Pendragon. Bref, ils ne sont méchants que parce qu’ils sont dans l’autre camp. Ce ne sont pas des sadiques, ils ne s’attaquent pas à mon héroïne par pure cruauté, mais parce qu’ils la considèrent comme une menace.  Je sais que ce n’est pas politiquement correct, n’empêche, l’histoire ne veut plus avancer. Alors je vais tester les prêtres-rêveurs en méchants… et je vous dirai si ça a débloqué l’histoire. A mon sens, oui.

Quand je dis que les persos finissent par avoir leur propre identité (phénomène qui m’interpelle d’ailleurs à chaque fois). Cela me rappelle cette satanée Phoebe dans les Dérivants. Si je ne la faisais pas fonctionner comme elle aurait dû, l’histoire se mettait en rideau. Dès que je lui laissai les rênes, elle s’emparait de l’intrigue et ça marchait comme sur des roulettes.

Ayerdhal m’a dit que c’était normal, que c’était même bon signe. Alors je vais lui faire confiance encore une fois ;).

Beta-lecture et histoire de fantômes.

La bêta-lecture, d e quoi s’agit-il ?

En gros, quand vous pensez votre histoire aboutie, vous la confiez à une tierce personne, afin qu’elle vous donne son avis, corrige les fautes que vous ne voyez plus à force de vous relire et vous précise si tel ou tel passage fonctionne ou non. Quand vous êtes dans votre histoire, vous n’avez pas toujours le recul pour vous rendre compte de ce genre de choses. Aussi une beta lecture peut-elle vous permettre de vous mettre les points sur les i. Rien de pire qu’un passage que vous pensiez hilarant et qui tombe à plat à la beta lecture. Mais mieux vaut le voir justement à ce moment-là.

Je ne m’épargne pas cet exercice sous prétexte que j’ai déjà été publiée plusieurs fois. Cette année, j’ai même décidé de me soumettre aux avis des membres du forum Cocyclics.
J’aime bien cette fine équipe, d’ailleurs une auteure, Cécile Duquenne, que je publie chez Voy’el, en est une membre active (même si elle n’a plus le temps de beta-lire désormais). Et j’ai déjà eu l’occasion de rencontre  des « grenouilles » comme se surnomment les membres, lors de plusieurs salons (le dernier étant à Civray). Leur initiative (proposer leur aide à de jeunes auteurs en herbe) est vraiment à saluer, de même que celle de proposer un petit guide des éditeurs (pour une somme modique) permettant d’éviter d’envoyer des manuscrits à la casse (c’est-à-dire à des éditeurs n’ayant pas la bonne ligne éditoriale.

Là, je viens donc d’imprimer leurs retours sur un passage que j’avais soumis à leurs avis. En ce moment, hélas, je ne peux pas écrire beaucoup sur 393, j’ai une nouvelle sur le feu pour « Ghost Stories » une antho sur les fantômes. La nouvelle n’est pas mon exercice de style préféré, mais j’ai promis à l’anthologiste de lui rendre un texte. L’idée me trottait en fait dans la tête, après la lecture d’un article sur la « disparition des limbes. » La papauté a en effet décidé que les limbes (lieux où les enfants non-baptisés iraient après leur mort) n’existaient pas. Moi je me suis demandé quelles conséquences cela pourrait avoir sur l’au-delà et notre monde.

A suivre, donc, si j’arrive à boucler ce texte à temps.

393 – Deuxième partie terminée

J’ai terminé la seconde partie de 393, ouf ! La dernière scène qu’il me restait à écrire (un combat épique entre les dragons et la Dame du Lac, face à un serpent arc-en-ciel), m’aura donné du fil à retordre quand même. J’avais un peu de mal à tout ajuster correctement, les scènes d’action n’étant pas mon fort, je l’avoue.

Je suis donc en train de réfléchir à ce qui va bien pouvoir se passer dans la troisième partie, car figurez-vous que, pour changer, je me suis écartée du synopsis d’origine et que cette troisième partie arrive comme un bonus (je connais déjà la fin, ce qui m’est indispensable quand j’écris). Sans en révéler beaucoup, disons qu’il sera question de wendigos et d’autres créatures des légendes amérindiennes, car, à la recherche du Val Sans Retour (qui bouge sans arrêt…), mes personnages (la narratrice, Merlin l’Enchanteur, Nahimana, la sorcière algonquine, Robin Locklsey, Agrippine, la Licorne et deux dragons au moins, quelle équipe !) arrivent en Terres d’Ouest (comprenez le continent américain).

Je ne contrôle plus rien et c’est génial. Dans la deuxième partie, j’ai ainsi vu se mettre en place une révélation assez intéressante par rapport à Égéria et la certitude qu’il y aura une suite à 393 (j’ai même deux persos principaux qui se chamaillent dans un supermarché, après une grosse bagarre, l’un étant le « nouvel Arthur » et l’autre la fille d’une Muse).

Et pour me mettre dans l’ambiance, j’écoute des musiques d’inspiration amérindiennes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman me fait voyager 😉