Phénomène intéressant

Je bloque depuis des semaines sur 393.

Outre le fait que je manque de temps, ça fait trois fois que je réécris une scène et que ça ne marche pas. Mais je pense avoir compris pourquoi : je veux changer la nature d’un personnage et ça bloque tout. Pourquoi ce changement ? A cause d’une remarque d’une beta-lectrice, un peu ennuyée que je fasse des prêtres-rêveurs aborigènes de mon histoire des méchants. J’ai voulu prendre sa remarque en compte. Mais pas moyen d’en faire des gentils. Attention, toutefois, ce ne sont des méchants que dans le sens où ils défendent leur point de vue, leur intégrité par rapport à l’empire des Pendragon. Bref, ils ne sont méchants que parce qu’ils sont dans l’autre camp. Ce ne sont pas des sadiques, ils ne s’attaquent pas à mon héroïne par pure cruauté, mais parce qu’ils la considèrent comme une menace.  Je sais que ce n’est pas politiquement correct, n’empêche, l’histoire ne veut plus avancer. Alors je vais tester les prêtres-rêveurs en méchants… et je vous dirai si ça a débloqué l’histoire. A mon sens, oui.

Quand je dis que les persos finissent par avoir leur propre identité (phénomène qui m’interpelle d’ailleurs à chaque fois). Cela me rappelle cette satanée Phoebe dans les Dérivants. Si je ne la faisais pas fonctionner comme elle aurait dû, l’histoire se mettait en rideau. Dès que je lui laissai les rênes, elle s’emparait de l’intrigue et ça marchait comme sur des roulettes.

Ayerdhal m’a dit que c’était normal, que c’était même bon signe. Alors je vais lui faire confiance encore une fois ;).

393 – Deuxième partie terminée

J’ai terminé la seconde partie de 393, ouf ! La dernière scène qu’il me restait à écrire (un combat épique entre les dragons et la Dame du Lac, face à un serpent arc-en-ciel), m’aura donné du fil à retordre quand même. J’avais un peu de mal à tout ajuster correctement, les scènes d’action n’étant pas mon fort, je l’avoue.

Je suis donc en train de réfléchir à ce qui va bien pouvoir se passer dans la troisième partie, car figurez-vous que, pour changer, je me suis écartée du synopsis d’origine et que cette troisième partie arrive comme un bonus (je connais déjà la fin, ce qui m’est indispensable quand j’écris). Sans en révéler beaucoup, disons qu’il sera question de wendigos et d’autres créatures des légendes amérindiennes, car, à la recherche du Val Sans Retour (qui bouge sans arrêt…), mes personnages (la narratrice, Merlin l’Enchanteur, Nahimana, la sorcière algonquine, Robin Locklsey, Agrippine, la Licorne et deux dragons au moins, quelle équipe !) arrivent en Terres d’Ouest (comprenez le continent américain).

Je ne contrôle plus rien et c’est génial. Dans la deuxième partie, j’ai ainsi vu se mettre en place une révélation assez intéressante par rapport à Égéria et la certitude qu’il y aura une suite à 393 (j’ai même deux persos principaux qui se chamaillent dans un supermarché, après une grosse bagarre, l’un étant le « nouvel Arthur » et l’autre la fille d’une Muse).

Et pour me mettre dans l’ambiance, j’écoute des musiques d’inspiration amérindiennes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman me fait voyager 😉

Première partie de 393

Avis à ceux qui liraient ces lignes : la première partie de 393 est disponible à la lecture sur le site My Major Compagny. Oui, j’affiche mes ambitions :p. En attendant, si cette première partie vous plaît, n’hésitez pas à le faire savoir sur My Major, cela pourrait aboutir à quelque chose d’intéressant.
L’adresse : http://www.mymajorcompanybooks.com/Auteurs/guitteaud/!

Bonne lecture. Et ne laissez pas les nains fouiller dans vos petites affaires 😉