Rainbow Warriors

Résumé : Mis à la retraite sur requête du Bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposer par l’ancien secrétaire général des Nations Unies de prendre la tête d’une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences. Son objectif : renverser le dictateur d’un État africain. Son effectif : 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation. Jusqu’ici tout va bien. Il y a toutefois un détail. Cette armée est presque exclusivement constituée de LGBT. Lesbian, Gay, Bi, Trans…

C’est avec plaisir immense que j’ai plongé dans ce roman d’Ayerdhal, auteur que j’appréciais déjà depuis Sexomorphoses, Mytale et avant cela Étoiles Mourantes coécrit avec Jean-Claude Dunyach.
Que ça fait du bien de lire un récit aussi optimiste ! Pour une fois qu’on ne vous annonce pas une invasion de zombies, mutants, vampires et autres réjouissances pour vous mettre en appétit. Les personnages sont en plus hauts en couleurs (sans doute l’effet arc-en-ciel). Mention spéciale, en ce qui me concerne, à Pilar dont les incroyables prouesses m’ont tenue en haleine (et qui m’a rappelé, par certains côtés, l’héroïne « rentre-dedans » de Mytale), mais aussi à Geoff Tyler que je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer avec les traits du Général O’Neill de la série Stargate (j’espère qu’Ayerdhal me pardonnera), mais aussi à Jean-No et à son humour contagieux.
Nous suivons donc les aventures de cette armée improbable (du moins au vu des critères des armées actuelles), créée de toutes pièces avec les fonds d’un certain nombre de stars du show bizz qui entendent bien installer un régime démocratique dans un pays imaginaire d’Afrique, le Mambési, où une dictature plus qu’oppressive martyrise la population et notamment les LGBT.
J’ai ri plus d’une fois, en plus, ce qui n’arrive pas souvent dans mes lectures actuelles, non seulement aux blagues du fameux Jean-No, mais aussi aux répliques ciselées des autres personnages et aux idées savoureusement mises en scène par l’auteur pour mener sa campagne de libération. On s’attache aux personnages, au-delà des clichés (parfois exploités par Ayerdhal) en regardant par-delà des apparences qu’on tente de nous agiter sous le nez et en voyant avant tout des êtres humains convaincus de mener une guerre juste (et faisant la démonstration qu’ils ont leur place dans notre société au même titre que n’importe qui et qu’on peut se battre pour une bonne cause en s’appelant Jean-Paul G) venir au secours du Mambési supplicié. Ses habitants ne sont pas en reste. Il y a dans leurs rangs des personnages auxquels on s’attache tout de suite.
En lisant une interview de Yal sur le blog de Lilian Peschet (http://ianian.org/) j’ai été sidérée d’apprendre comment l’auteur avait réussi à imaginer ce récit, je cite : « Pas de plan, pas de scénar, pas de fiches. Je sais ce que je veux dire, d’où je pars et où je vais, avec pour tout bagage quelques personnages piochés dans le foutoir qui me tient lieu de cervelle. » Voilà qui accroit mon admiration, car l’attaque du Mambési est menée avec une maestria remarquable, on rebondit d’un point de vue à un autre en retenant son souffle, on croise les doigts pour que les gentils gagnent, on grommelle après les États « bien-pensants » qui tentent de mettre fin à l’opération. On se dit qu’à un moment, malgré toute la bonne volonté mise en œuvre par les 10 000 « rainbow warriors », ça va forcément foirer (mais je ne vous en dirai pas plus à ce propos).
Pour conclure, si vous voulez lire un récit optimiste, qui vous donne envie de croire de nouveau à l’humanité, jetez-vous sur Rainbow Warriors.

 

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    2 Thoughts.

    1. Mouais…
      Ayant lu de lui seulement :
      « étoiles mourantes »
      dans lequel j’ai eu du mal à rentrer, tout ça pour aller se faire rôtir au voisinage d’une supernova… moyen…
      et
      « Cybione »
      que j’ai assez aimé mais un peu court à mon goût…

      Que ça soir un auteur hilarant n’est p

    2. Mouais…
      Ayant lu de lui seulement :
      « étoiles mourantes »
      dans lequel j’ai eu du mal à rentrer, tout ça pour aller se faire rôtir au voisinage d’une supernova… moyen…
      et
      « Cybione »
      que j’ai assez aimé mais un peu court à mon goût…

      Que ça soir un auteur hilarant n’est pas le qualificatif qui me serait venu le premier…
      Enfin, parce que tu en dis du bien et que j’aime ta prose, je vais voir 😉
      Jean (habitant désormais les Pyrénées)

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