La Tête Ailleurs

Hier, petit tour chez mon libraire préféré, Alain Douilly, qui tient la librairie « La Tête Ailleurs » à Creil. Une vraie caverne d’Ali Baba, mais je suis restée raisonnable. J’étais surtout là pour remercier Alain pour sa participation à mon projet-fleuve qui s’est terminé la semaine dernière, avec la venue de Danielle Martinigol, auteur des Abîmes d’Autremer que j’admire beaucoup, devant ma classe de 3 DP6.

Je parle rarement (pour ne pas dire pas du tout) de mon travail de prof sur ce blog. C’était ici l’occasion de faire interagir mes deux univers. Alain était intervenu deux semaines plus tôt. L’objectif était de faire comprendre aux élèves qu’on choisit aussi un métier par passion (cette classe étant en effet une anti-chambre de l’orientation, si je puis dire, menant au lycée professionnel, mais pas seulement, il peut aussi s’agir d’une année bienvenue pour travailler sur ses faiblesses). Mes élèves ont eu beaucoup de mal à comprendre le choix de carrière d’Alain Douilly, mais c’était assez… comique à voir : lui essayant de leur faire comprendre que la passion dans le travail, ça existe et eux le relançant toujours sur la même question « Mais combien on gagne ? »

Danielle a repris à peu près la même idée et les élèves n’en revenaient pas que sur un livre, un auteur ne soit pas celui qui gagne le plus. Sans parler du fait qu’elle leur a expliqué très sérieusement qu’un auteur de SF partait souvent dans des délires. Inquiet, un de mes élèves s’est tourné vers moi pour me demander si moi aussi, je délirais.

En fait, oui mon petit, plein tubes, parfois ;).

De son côté, Alain Douilly est encore intervenu dans mon « univers de prof » en participant le vendredi 12/03 à une formation proposée aux professeurs et documentalistes au CRDP d’Amiens, si je m’abuse (journée à laquelle je n’ai pas été invitée, snif… alors que je suis dans le secteur… no comment, j’ai fait part du fond de ma pensée à qui de droit). Et ce coup-ci, ce sont les profs qui ont du mal à comprendre que le catalogue dont on affuble les littératures de l’Imaginaire ne correspond souvent à rien. J’ai été bien contente d’entendre d’ailleurs Alain expliquer à un de ses fidèles clients que le mot Fantasy servait souvent de fourre-tout et que les Anglo-saxons l’utilisaient d’ailleurs à bien plus de sauces que nous.

Rien de mieux que le mélange des genres, je m’y adonne d’ailleurs volontiers. Dans le recueil La Vague, par exemple, où je saute allègrement du space opera à l’uchronie, puis à la fantasy et retour au « space op' » Quand je soumets un manuscrit, ce sont toujours les éditeurs qui me le cataloguent. Personnellement, j’écris des histoires situées dans un autre temps, une autre planète, un autre univers, etc… J’ai ainsi découvert que Le Crépuscule des Anges était du thriller fantastique (sauf qu’on peut y ajouter un peu de roman historique et de Fantasy, avec les Vivants). Ah ? si vous voulez.

Il n’en reste pas moins que, comme l’indique aussi mon titre, lorsque j’écris, c’est pour avoir « la tête ailleurs. » Peu importe la monture, tant qu’on a l’ivresse. Ivresse que je voudrais bien retrouver, d’ailleurs. Je sens que ça me démange, du côté de l’imaginaire, de plus en plus, pour m’inciter à reprendre la plume. Je n’attends d’ailleurs qu’une chose : que ma muse vienne me mettre un coup de pied aux fesses.

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