Pâques

Je suis enfin en vacances, mais bon, vous me connaissez, cela veut surtout dire que j’ai plus de temps pour écrire et pour Voy’el, surtout. Du 8 au 10 avril, je serai d’ailleurs à Cergy-Pontoise pour un salon au centre commercial des Trois Fontaines. J’espère que les auteurs qui m’accompagneront (Julien Morgan pour Le Monde Selon Eve et Isabelle Wenta, pour la Saga d’Orion) et moi-même y ferons de nombreuses rencontres et dédicaces.

Ce matin, je me félicitais d’ailleurs d’avoir acheté ma Clio : jamais je n’aurais pu faire rentrer le bazar habituel (nécessaire pour le cochon d’inde, cages de transport du chien et du cobaye, valise, sacs) avec les cartons de livres que j’ai ajoutés (et pourtant le catalogue de Voy’el est encore restreint !)

Que vais-je faire de tout ce temps qui s’offre devant moi ? Déjà, me reposer. Le stress de ces dernières semaines, où il a fallu mener de front le boulot (formation, intervention de Danielle Martinigol et problèmes divers et variés) m’a rendu de méchante humeur. Je sens en outre mes yeux qui papillotent devant l’écran. Je vais aussi lire (j’ai le dernier et posthume ç_ç  Bottero qui me tend les bras). Et avec un peu de chance, je vais pouvoir écrire ! Je voudrais aussi terminer les corrections sur les Dérivants, le dernier tome de la Trilogie Atlante, j’ai déjà pas mal avancé sur la première partie et il y aura de l’élagage (qu’est-ce que j’ai pu utiliser « comme » à la place de « tandis que » ou « particulièrement » dans ce bouquin !) Je me suis aussi amusée à mettre en page le Prince des Brumes, qui fait un beau bébé de 360 pages pour 14 x 22 cm. Reste à trouver une illustratrice pour se charger de la couverture, j’ai déjà demandé à mon amie Annick De Clercq (elle aussi très occupée en ce moment, snif…) Et j’ai les personnages de la suite de l’Astrogate qui me titillent quand je suis au volant, j’ai déjà le début en tête.

Bref, vacances, vous avez dit vacances ???

La Tête Ailleurs

Hier, petit tour chez mon libraire préféré, Alain Douilly, qui tient la librairie « La Tête Ailleurs » à Creil. Une vraie caverne d’Ali Baba, mais je suis restée raisonnable. J’étais surtout là pour remercier Alain pour sa participation à mon projet-fleuve qui s’est terminé la semaine dernière, avec la venue de Danielle Martinigol, auteur des Abîmes d’Autremer que j’admire beaucoup, devant ma classe de 3 DP6.

Je parle rarement (pour ne pas dire pas du tout) de mon travail de prof sur ce blog. C’était ici l’occasion de faire interagir mes deux univers. Alain était intervenu deux semaines plus tôt. L’objectif était de faire comprendre aux élèves qu’on choisit aussi un métier par passion (cette classe étant en effet une anti-chambre de l’orientation, si je puis dire, menant au lycée professionnel, mais pas seulement, il peut aussi s’agir d’une année bienvenue pour travailler sur ses faiblesses). Mes élèves ont eu beaucoup de mal à comprendre le choix de carrière d’Alain Douilly, mais c’était assez… comique à voir : lui essayant de leur faire comprendre que la passion dans le travail, ça existe et eux le relançant toujours sur la même question « Mais combien on gagne ? »

Danielle a repris à peu près la même idée et les élèves n’en revenaient pas que sur un livre, un auteur ne soit pas celui qui gagne le plus. Sans parler du fait qu’elle leur a expliqué très sérieusement qu’un auteur de SF partait souvent dans des délires. Inquiet, un de mes élèves s’est tourné vers moi pour me demander si moi aussi, je délirais.

En fait, oui mon petit, plein tubes, parfois ;).

De son côté, Alain Douilly est encore intervenu dans mon « univers de prof » en participant le vendredi 12/03 à une formation proposée aux professeurs et documentalistes au CRDP d’Amiens, si je m’abuse (journée à laquelle je n’ai pas été invitée, snif… alors que je suis dans le secteur… no comment, j’ai fait part du fond de ma pensée à qui de droit). Et ce coup-ci, ce sont les profs qui ont du mal à comprendre que le catalogue dont on affuble les littératures de l’Imaginaire ne correspond souvent à rien. J’ai été bien contente d’entendre d’ailleurs Alain expliquer à un de ses fidèles clients que le mot Fantasy servait souvent de fourre-tout et que les Anglo-saxons l’utilisaient d’ailleurs à bien plus de sauces que nous.

Rien de mieux que le mélange des genres, je m’y adonne d’ailleurs volontiers. Dans le recueil La Vague, par exemple, où je saute allègrement du space opera à l’uchronie, puis à la fantasy et retour au « space op' » Quand je soumets un manuscrit, ce sont toujours les éditeurs qui me le cataloguent. Personnellement, j’écris des histoires situées dans un autre temps, une autre planète, un autre univers, etc… J’ai ainsi découvert que Le Crépuscule des Anges était du thriller fantastique (sauf qu’on peut y ajouter un peu de roman historique et de Fantasy, avec les Vivants). Ah ? si vous voulez.

Il n’en reste pas moins que, comme l’indique aussi mon titre, lorsque j’écris, c’est pour avoir « la tête ailleurs. » Peu importe la monture, tant qu’on a l’ivresse. Ivresse que je voudrais bien retrouver, d’ailleurs. Je sens que ça me démange, du côté de l’imaginaire, de plus en plus, pour m’inciter à reprendre la plume. Je n’attends d’ailleurs qu’une chose : que ma muse vienne me mettre un coup de pied aux fesses.

Océans

Screugneugneu, j’ai failli ne pas aller le voir avec tout ce que j’avais à faire (vacances ? vous avez dit vacances ?). Mais j’avais rendez-vous avec mes amies, les baleines à bosses. Et les images du film à leur propos sont merveilleuses. Plusieurs fois, j’ai été tentée de tendre la main tellement on avait l’impression de pouvoir les toucher. Ce que j’envie les plongeurs !!! Et à ma mort, j’aimerais être réincarnée en baleine à bosses, même si ce n’est pas tout à fait la belle vie pour ces prodigieux rêves chantants. Plusieurs images du film (dont une séquence montrant une chasse à la baleine, justement), m’ont fait serrer les mâchoires. J’avais encore plus envie de coller des baffes… surtout que dans la salle, ça croustillait sec sous la dent : je me demande comment on peut vraiment comprendre la portée d’un tel film en mâchouillant du pop corn et en faisant des commentaires à la noix (et je reste polie). Sans parler de l’ignorance des spectateurs (mais bon, le film est aussi fait pour leur faire découvrir les extraordinaires créatures marines), les interventions déplacées d’un grand-père à son petit-fils. Ils me gênaient tellement qu’au cours du film, j’ai changé de place pour venir plus près de l’écran (ce qui me fait habituellement mal aux yeux). Mais c’était ça où j’en prenais un pour taper sur l’autre.

Et en sortant de la salle, quelle ne fut pas ma consternation de voir les miettes de pop corn par terre et un emballage lâchement abandonné, après ces images d’un jeune phoque perdu au milieu des ordures flottant dans une mer dégoûtante. J’espère juste que ce film aura touché au moins un spectateur dans la salle… et que ce spectateur, ce n’est pas moi, car je suis déjà gagnée à cette cause.

Vacances

Je suis en vacances. Ce qui a priori signifie surtout que j’ai plus de temps pour les « autres activités » que mon travail. Outre le salon de demain à Nogent sur Oise, plusieurs choses m’attendent, surtout pour Voy'[el] et notamment la mise en page des deux prochains romans à paraître. J’espère aussi trouver le temps d’écrire une nouvelle ou deux pour le prochain recueil que j’aimerais publier cette année. J’ai trouvé d’ailleurs une idée pour la dernière. En gros, cela donnerait :

– une nouvelle de Fantasy/Fantastique, intitulée 393

– une nouvelle uchronique intitulée pour l’instant l’Affaire Gutenberg.

– une nouvelle fantastique, intitulée 41 minutes : un libraire hérite d’une bien étrange clef qui lui permet de se projeter dans le temps et l’espace pendant seulement 41 minutes et il devra choisir ce qu’il fera de ce temps imparti.

– Saving Charly, la suite de l’Astrogate (qui figure dans la Vague). Ce sera de la Science-Fiction

– une autre nouvelle de SF,  celle pour laquelle je viens d’avoir une idée, que j’ai intitulée pour l’instant « Après le Déluge. » Quand je regarde les films catastrophes, je me demande toujours comment l’humanité va pouvoir s’en sortir après. Je reste volontairement vague, les idées continuent de s’assembler pour l’instant.

J’ai aussi eu une réponse négative pour Prince des Brumes, mais bon… je m’y attendais un peu. J’avais visé très haut pour cette soumission. Du coup, hier, j’ai envoyé deux autres manuscrits. Wait and see…

2ème prix pour la couverture des Fils du Soleil – Salon du livre de Fleury-les-Aubrais.

Le tome 2 de la Trilogie Atlante, Les Fils du Soleil, a reçu le 2ème prix pour la couverture au Salon du livre de Fleury-les Aubrais (45). C’est une surprise, même si elle avait rencontré, samedi, un certain succès, notamment auprès de Monsieur le Maire et d’une dame avec qui j’ai échangé quelques mots et qui avait l’air de s’y connaître. Et pour cause ! elle a travaillé dans le milieu de l’imprimerie.

Hélas, le succès a moins été au rendez-vous au niveau des signatures. Je n’ai pas pu rester le dimanche, il paraît qu’il y avait plus de monde. Mais c’était de toute façon un bon prétexte pour revenir sur Orléans et sa région, que j’adore. En plus, nous avons été gâtés toute la journée de samedi avec la distribution de viennoiseries, galettes et autres douceurs par le Zonta Club d’Orléans qui organisait le salon au bénéfice d’un de ses domaines d’action visant à aider des diabétiques. Les recettes, mises au point par des médecins et diététiciennes, étaient disponibles dans un petit livre que je me suis empressées d’acheter. Gourmande, moi ?

Les Chevaliers d’Emeraude

Tome 6 : Le Journal d'Onyx

Tome 6 : Le Journal d'Onyx

Bon, désolée, mais je n’accroche pas. Je suis en train de lire le tome 6 (ah ! oui, quand même !), « le Journal d’Onyx » et ça devient de pire en pire. Je n’avais pas relu de livres de cette saga depuis plusieurs mois et j’avance certes vite dans la lecture, me rendant compte d’ailleurs avec inquiétude que j’en suis bien à la moitié du bouquin et il ne se passe toujours rien. Les amourettes des chevaliers, au bout d’un moment, ras-le-bol. Oh ! et  pour changer, Wellan pique encore une crise, il le fait à chaque tome, genre petit gamin capricieux qui tape du pied pour avoir des super pouvoirs. Les chevaliers me font de plus en plus l’effet d’être des rocks stars en armure. Quant aux couvertures que je trouvais plutôt bien au début, ça va de mal en pis : je regarde celle du 9 et je trouve que le type dessus ressemble furieusement à Kevin Costner. Pour le tome 5, c’était Antonio Banderas. Ou alors, me direz-vous, j’ai l’esprit mal tourné.

En outre, ce qui me fait bondir par dessus tout, c’est cette prétention de l’éditeur (je ne suis pas certaine que ce soit l’auteur) d’annoncer qu’Anne Robillard est le plus lu dans l’Europe francophone. Ah bon ? Je croyais que c’était le regretté Pierre Bottero (dont les livres sont nettement au-dessus de ceux d’Anne Robillard). Bref, c’est de plus en plus plat, on se balade d’un royaume à un autre, je trouve que les chevaliers perdent de plus en plus de temps et l’ennemi est vraiment tarte. Du coup, le peu de crédibilité que j’accordais encore à l’histoire au tome… allez… 3 , a définitivement fichu le camp. On n’arrive même plus à avoir peur pour les personnages. Pensez donc : on annonce dans le tome 6 2000 guerriers insectes, machines à tuer implacables contre 80 chevaliers et on ne se dit même pas que ces derniers vont se faire écrabouiller. Bon, je vais quand même le finir, ce tome 6, je l’ai payé après tout, mais si une bibliothèque ou autre cherche à acquérir les 6 premiers livres, ne pas hésitez à me contacter. Cela me fera plus de place dans mes rayons déjà surchargés.