Gospel de Jean-Christophe Chaumette chez Voy’el

Pourquoi j’ai publié Gospel ?
D’abord, parce que depuis que j’ai lu le Neuvième Cercle et que j’ai découvert la plume de Jean-Christophe Chaumette, j’ai placé cet auteur dans mon top 5. Il est un des rares à pouvoir me faire lire de l’horreur, genre que je n’affectionne pas particulièrement, mais j’ai encore un souvenir très marqué de l’Aigle de sang. Et son Dieu vampire…!

Il faut le reconnaître, Gospel sort quelque peu de la ligne éditoriale de Voy’el : pas de loup-garou, ni de vaisseau, ni de magie, mais un Noir américain dans l’Amérique des années 30 qui suit un parcours certes prévisible (je préfère ne pas vous en dire plus, pour ne pas vous spoiler), mais c’est mené si adroitement par Jean-Christophe qu’on applaudit à chaque page. La lecture se fait toute seule, un vrai bonheur. On sait ce qui va se passer, on serre les dents en attendant les épreuves endurées par le personnage principal et en même temps, ce livre repose sur un optimisme incroyable.
Évidemment que le sujet ne pouvait que m’intéresser et en tant que prof d’Histoire, et en tant que métisse. Mais je suis persuadée que tout le monde pourra s’y reconnaître.

Ensuite, le livre est illustré par Genkis et je dois quand même dire que je suis très heureuse que ces deux-là s’entendent aussi bien. Songez qu’ils se sont rencontrés en travaillant sur les couvertures chez Voy’el du Neuvième Cercle. Genkis a réalisé un travail de dingue, avec sa coéquipière Sev. Quand on connaît les tableaux qu’il a utilisés pour réaliser les illustrations intérieures, je me dis qu’il a relevé un défi incroyable. On reconnaît en plus son trait de crayon malgré les contraintes de ce projet. Il ne s’est pas laissé déborder par les œuvres qui lui ont servi de support et ça, je trouve ça incroyable.

Ce projet a mis du temps à se monter, pour diverses raisons, mais maintenant qu’il est dans les rayons de votre libraire préférée (songez que tous les exemplaires imprimés ont été placés et si vous voulez un chiffre, ça fait 350, pour une petite maison comme la nôtre, c’est énorme), j’espère que vous vous jetterez dessus. Parce que c’est Jean-Christophe Chaumette et que ceux qui ont déjà découvert sa plume connaissent sa valeur. Parce que c’est une histoire magnifique et que ceux qui aiment les belles histoires voudront la découvrir. Parce que c’est un petit bijou serti par Genkis et Sev et qu’à ce titre, chaque fin de chapitre vous offrira en plus une magnifique illustration.

Bref, ne laissez pas ce livre vous échapper et accompagnez Manson vers sa destinée : son parcours risque de vous interpeller à plus d’un titre. Ce « songster » mérite qu’on s’arrête pour écouter ce qu’il a à nous chanter.

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Rainbow Warriors

Résumé : Mis à la retraite sur requête du Bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposer par l’ancien secrétaire général des Nations Unies de prendre la tête d’une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences. Son objectif : renverser le dictateur d’un État africain. Son effectif : 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation. Jusqu’ici tout va bien. Il y a toutefois un détail. Cette armée est presque exclusivement constituée de LGBT. Lesbian, Gay, Bi, Trans…

C’est avec plaisir immense que j’ai plongé dans ce roman d’Ayerdhal, auteur que j’appréciais déjà depuis Sexomorphoses, Mytale et avant cela Étoiles Mourantes coécrit avec Jean-Claude Dunyach.
Que ça fait du bien de lire un récit aussi optimiste ! Pour une fois qu’on ne vous annonce pas une invasion de zombies, mutants, vampires et autres réjouissances pour vous mettre en appétit. Les personnages sont en plus hauts en couleurs (sans doute l’effet arc-en-ciel). Mention spéciale, en ce qui me concerne, à Pilar dont les incroyables prouesses m’ont tenue en haleine (et qui m’a rappelé, par certains côtés, l’héroïne « rentre-dedans » de Mytale), mais aussi à Geoff Tyler que je ne pouvais pas m’empêcher d’imaginer avec les traits du Général O’Neill de la série Stargate (j’espère qu’Ayerdhal me pardonnera), mais aussi à Jean-No et à son humour contagieux.
Nous suivons donc les aventures de cette armée improbable (du moins au vu des critères des armées actuelles), créée de toutes pièces avec les fonds d’un certain nombre de stars du show bizz qui entendent bien installer un régime démocratique dans un pays imaginaire d’Afrique, le Mambési, où une dictature plus qu’oppressive martyrise la population et notamment les LGBT.
J’ai ri plus d’une fois, en plus, ce qui n’arrive pas souvent dans mes lectures actuelles, non seulement aux blagues du fameux Jean-No, mais aussi aux répliques ciselées des autres personnages et aux idées savoureusement mises en scène par l’auteur pour mener sa campagne de libération. On s’attache aux personnages, au-delà des clichés (parfois exploités par Ayerdhal) en regardant par-delà des apparences qu’on tente de nous agiter sous le nez et en voyant avant tout des êtres humains convaincus de mener une guerre juste (et faisant la démonstration qu’ils ont leur place dans notre société au même titre que n’importe qui et qu’on peut se battre pour une bonne cause en s’appelant Jean-Paul G) venir au secours du Mambési supplicié. Ses habitants ne sont pas en reste. Il y a dans leurs rangs des personnages auxquels on s’attache tout de suite.
En lisant une interview de Yal sur le blog de Lilian Peschet (http://ianian.org/) j’ai été sidérée d’apprendre comment l’auteur avait réussi à imaginer ce récit, je cite : « Pas de plan, pas de scénar, pas de fiches. Je sais ce que je veux dire, d’où je pars et où je vais, avec pour tout bagage quelques personnages piochés dans le foutoir qui me tient lieu de cervelle. » Voilà qui accroit mon admiration, car l’attaque du Mambési est menée avec une maestria remarquable, on rebondit d’un point de vue à un autre en retenant son souffle, on croise les doigts pour que les gentils gagnent, on grommelle après les États « bien-pensants » qui tentent de mettre fin à l’opération. On se dit qu’à un moment, malgré toute la bonne volonté mise en œuvre par les 10 000 « rainbow warriors », ça va forcément foirer (mais je ne vous en dirai pas plus à ce propos).
Pour conclure, si vous voulez lire un récit optimiste, qui vous donne envie de croire de nouveau à l’humanité, jetez-vous sur Rainbow Warriors.

 

Les Hibraines

Deux épisodes écrits à ce jour : Viracocha et Isis qui ont trouvé un éditeur, mais j’attends d’avoir tout écrit (encore deux épisodes) et signé le contrat avant de vous en dire plus.

393 est parti chez un nouvel éditeur pour voir s’il trouve preneur, sinon, je pense le publier par l’intermédiaire de Voy’el.

Et ça commence  à me démanger  concernant la suite, 212, puisque j’ai déjà le fil du prologue et du premier chapitre. Mais je manque de temps. Depuis que j’ai quitté l’Oise pour le Loiret, je dois m’adapter à mon nouveau lycée, à mes nouveaux 3èmes (rien à voir avec ceux de Grenet) et chercher un nouveau toit, tout en gérant des soucis avec la vente de mon appart. Voilà qui explique ce long silence que je viens interrompre par ce court billet.

Je terminerai toutefois en indiquant sur la saison 2 de GeMs est en vente en numérique, que la 3ème sortira en 2013 et que la version papier de toute la série sortira fin 2013 ou début 2014 (date plus probable, on attend que les titres parus chez l’Atalante ne soit plus dispo même en occasion).

Mutation définitive

Voilà, depuis le début de la semaine, je sais donc que je vais travailler dans un lycée hôtelier, près d’Orléans. J’ai pu contacter le proviseur ce mat pour prendre rendez-vous et le rencontrer (et peut-être un collègue de Lettres-Histoire sur place. Un nouveau départ se prépare. J’ai encore du mal à réaliser que je vais bientôt quitter l’Oise et que les allers-et -retours entre les vacances et les périodes de boulot seront bientôt terminées. Hier, c’était mon pot de départ, les collègues m’ont gâtée, j’ai surtout beaucoup apprécié le tableau réalisé par deux d’entre eux et que je me suis empressée d’accrocher derrière mon ordi, notamment pour que Biscotte-la-Terreur n’y touche pas. Je laisse derrière moi un sacrée équipe et je souhaite bon courage à la personne qui va me remplacer. En fait, il y a beaucoup de départ au lycée : la proviseure adjointe, le proviseur, la documentaliste du LPI. Pas mal de changements, donc, pour les collègues aussi.

Je rentre chez moi

Voilà, c’est officiel depuis presque deux semaines maintenant, j’ai enfin obtenu ma mutation dans l’académie d’Orléans-Tours. Hier et aujourd’hui, j’ai fait les formalités pour vendre mon appartement. Où vais-je atterrir au final ? Mystère. Cela fait partie des joies de travailler pour l’EN, je vais encore mariner jusqu’à la mi-juin pour savoir.

J’ai une autre bonne nouvelle : j’ai terminé 393 pendant les vacances. Il m’a fallu reprendre une bonne partie de la fin, j’ai laissé reposer, je vais me relire et je le fais relire aussi par un œil extérieur et expert. Ensuite, j’hésite : le soumettre aux éditeurs ou le publier chez Voy’el pour profiter des merveilleuses illustrations d’une des illustratrices que je fais déjà travailler ? Affaire à suivre.

Bonne nouvelle à confirmer

Je suis toujours vivante. J’ai trouvé le moyen d’attraper la grippe le jour où je devais accompagner mes classes pendant une sortie pédagogique que j’avais organisé, la conséquence, assurément, ‘une grande fatigue et de la virulence de ce virus cette année. J’attends la semaine prochaine pour confirmer ici la bonne nouvelle apprise hier et qui fait que je ne touche presque plus terre. Mais un peu superstitieuse, je préfère attendre avant de pousser un gros « yatta » sur ce blog.

Je suis aussi en vacances, j’espère pouvoir avancer sur 393 que je pensais avoir terminé, mais la fin me  plaît moyennement.

 

Petite anecdote : un mystère résolu.

Hier, j’ai enfin retrouvé d’où venait le titre « yphirendi » porté par Hope dans la Trilogie Atlante. Je savais qu’il y avait un rapport avec l’épisode de la saison 5 de Star Trek TNG, « The Perfect Mate » où le capitaine Picard tombe amoureux d’une femme parfaite destinée à un autre homme. Je pensais que le mot venait de la femme en question, que ça pouvait avoir un rapport avec le titre qu’elle porte. Mais point de titre pour la dame. Plutôt perplexe, je réfléchissais depuis une semaine sur cette origine mystérieuse, quand hier soir, en regardant un épisode, j’ai eu la révélation : le son de départ, je le savais, c’était « éférengui ». Et hier, je me suis rendu compte que ça venait en fait des Ferengis, une race d’abominables gnomes n’ayant en tête que le profit… Rien à voir avec le personnage de Hope, me direz-vous. N’empêche, c’est de leur faute. Quant à Khilsati… je cherche encore un responsable… 😉

Feignasse de prof !

J’avais pourtant dire que je ne me laisserai plus aller à parler du boulot sur ce blog, mais là, je craque.

Jeudi, j’entends une nouvelle qui fait honteusement pendouiller ma mâchoire sur le parquet : Luc Chatel, notre bien-aimé ministre, annonce une augmenation des jeunes profs à 2000 euros brut en début de carrière (pour info, il faut retirer ensuite toutes les cotisations diverses et variées et vous tournez à 1750 euros net, au bas mot). Je me précipite sur mon pc, croyant à un cadeau du Père Noël et de lire sur le Monde que seuls les jeunots seront concernés par cette augmentation (faut dire qu’ils ne se bousculent pas aux portillons, trois candidats en MASTER 1 à l’IUFM de mon académie cette année).

Je peste donc contre le sort qui s’acharne et me contraint à assumer non pas 18, mais 23 heures par semaine cette année, pour pouvoir payer toutes les charges qui me tombent dessus (20 euros de plus par mois d’électricité par exemple, plus la taxe foncière mensualisée à 42 euros environ, plus le carburant, je vais y revenir). Et de lire le commentaire très intelligent d’un type qui se cache derrière un pseudo sous l’article du Monde sus-nommé et qui sous-entend, encore que les profs sont tous des feignasses.

OK, alors là, la coupe est plus que pleine. Je vous invite à lire d’ailleurs cet article de Marianne 2 et à m’en reparler après. Et je précise ceci. Ce weekend, je n’ai pas passé mon temps à glandouiller devant la tv et je n’assisterai pas non plus à la finale entre Tsonga et Federer. Ce matin, après avoir fait mon ménage (parce que oui, une prof, ça fait son ménage, ça n’a pas les moyens de se payer une femme de ménage chaque semaine, et son repassage, tant qu’à faire), j’ai mis au propre les notes que j’avais prises la veille en visionnant un dvd sur la prévention des troubles auditifs que m’a passé ma collègue documentaliste. On souhaite en effet sensibiliser les élèves qui écoutent leur « zik à donf » aux dangers auxquels ils s’exposent. La collègue voulant récupérer son dvd lundi, pour à son tour bosser dessus, j’ai dû donc me plonger dans le visionnage des différentes séquences, armée d’un stylo et de feuilles. Puis, ce matin, pour compléter mon questionnaire, recherches sur l’oreille et son anatomie (pour info, à la base, je suis prof de Français et d’Histoire-Géo, mais rien ne me fait peur). Cet après-midi, après une brève pause déjeuner qui ne prendra pas les allures d’un repas dominical en famille (parce que, soit dit en passant, l’EN a eu la gentillesse de m’exiler loin de celle-ci pour les besoins de la cause depuis bientôt 10 ans), je mettrai au propre un autre cours pour mes CAP sur une nouvelle que je voudrais étudier avec eux… la semaine du 5/12. Demain, en effet, je dois déposer les documents à la reprographie, si je veux les avoir à temps pour mon cours. Mardi, je ne suis pas là, je suis en formation avec l’inspecteur, car je fais partie d’un groupe de professeurs qu’on forme pour former ensuite les autres professeurs (et soit dit en passant, la semaine dernière, j’ai dû revoir un des cours que je pense présenter à l’inspecteur, pour m’assurer qu’il n’y avait pas de coquilles, ça  fait mauvais genre quand même pour une prof de Français). Pour me rendre sur le lieu de formation, je devrai aller faire le plein qui me sera généreusement remboursé, si j’ai de la chance, 23,70 euros (pour info, je pense en avoir facilement pour 55 euros et des poussières). C’est mon véhicule à moi que j’utilise, pas celui de l’entreprise, pour faire ces déplacements. Si je crève en route, ne croyez pas que l’EN prendra en charge le dépanneur et la réparation.

Alors oui, je sais, d’autres sont dans mon cas. Mais à l’heure où on nous reproche d’être devant nos élèves seulement 18 heures (23 pour moi, je le rappelle), je précise une chose : cela permet tout de même à l’EN de ne payer ni locaux pour abriter les bureaux des profs, ni l’électricité qui me permet de me chauffer et de faire fonctionner le pc et l’imprimante achetés à mes frais. L’EN ne me paie pas non plus les cartouches d’encre qui me permettent d’imprimer les documents amoureusement conçus pour mes cours, ni l’imprimante quand elle tombe en panne, ni le papier (et ça va vite, une rame de papier, croyez-moi). Il faut vous dire quand même que les profs pratiquent aussi le télétravail. La proviseur qui vous envoie un mail à propos des derniers documents reçus pour tel examen à faire passer et que vous devez lire pour ne pas passer pour une bûche, la note de l’inspecteur qui tombe et vous indique que vous allez galérer pour l’oral d’Histoire des Arts, la vidéo que vous regardez sur une œuvre de Rodin en vous demandant si vos élèves ont le niveau pour l’étudier en classe… (tout ça avec l’abonnement internet que vous payez avec la paye généreusement octroyée, voir l’article de Marianne 2), l’émission tv que vous enregistrez avec votre matériel pour le passer ensuite aux élèves et en tirer la substantive moëlle… Tout ça, l’EN l’économise. Je la vois bien nous payer tout le matos dont on a besoin, quand je n’ai même pas réussi à avoir un pc portable avec une carte son !

Alors la feignasse de prof, elle vous souhaite un bon dimanche. Elle va sortir la chienne qui s’impatiente, manger un bout et se remettre au boulot.